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Comment un album compte dans les charts : Hanteo et Circle

Par l'équipe pocabase · Publié le 8 septembre 2026 · 5 min de lecture

Deux classements reviennent dans toutes les conversations de fandom : Hanteo et Circle. Ils ne mesurent pas la même chose, et c'est la source de la plupart des malentendus. L'un compte des ventes enregistrées en magasin, l'autre des volumes expédiés par les distributeurs. Un même album peut donc afficher deux chiffres différents sans qu'aucun ne soit faux. Ce guide explique les deux mécanismes, ce qu'ils impliquent pour un acheteur situé hors de Corée, et pourquoi ils pèsent sur la façon dont les albums sont conçus et vendus. Il ne donne aucun chiffre de ventes : ceux-là se lisent à la source.

Deux classements, deux façons de compter

Hanteo Chart s'appuie sur les ventes remontées par un réseau de points de vente affiliés. Une vente est enregistrée au moment où elle est encaissée, avec un rafraîchissement quasi immédiat. C'est de là que vient la notion de « première semaine » dont parle le fandom : un total cumulé sur les premiers jours suivant la sortie.

Circle Chart, opéré par une association professionnelle de l'industrie musicale coréenne et anciennement appelé Gaon, mesure autre chose : les volumes qu'un distributeur expédie vers les revendeurs. Ce n'est pas une mesure de ce que le public a acheté, mais de ce qui a été mis sur le marché. Les deux séries de chiffres racontent donc deux histoires différentes du même album, et les comparer directement n'a pas de sens.

  • Hanteo : ventes encaissées chez des revendeurs affiliés, quasi temps réel.
  • Circle : volumes expédiés par les distributeurs vers les revendeurs.
  • Deux chiffres différents pour un même album, sans contradiction.

Ce que veut dire « compter » chez Hanteo

Pour qu'un achat soit compté, il doit passer par un revendeur affilié au réseau qui remonte ses ventes. Un achat chez un vendeur qui n'appartient pas à ce réseau n'est pas ignoré par malveillance : il n'a simplement aucun canal pour être transmis. C'est pour cette raison que les revendeurs affiliés le signalent sur leurs pages, et que les fandoms s'échangent la liste des boutiques concernées avant une sortie.

Le comptage se fait à l'unité vendue, pas à l'acheteur. Une même personne qui achète cinq exemplaires en enregistre cinq. C'est un point de mécanique, pas un jugement : il explique une grande partie des campagnes d'achat organisées par les fandoms au moment d'une sortie.

Ce que veut dire « compter » chez Circle

Circle relève les quantités qu'un distributeur déclare avoir expédiées sur une période, généralement le mois. Un album massivement expédié aux revendeurs apparaît haut dans le classement même si une partie du stock n'est pas encore vendue au public. À l'inverse, un album vendu régulièrement pendant des mois se répartit sur plusieurs relevés au lieu de faire un pic.

Cette méthode a une conséquence pratique : les retours et les invendus ne se voient pas dans le chiffre du mois de sortie. Elle a aussi un avantage, celui de couvrir l'ensemble des canaux de distribution, y compris ceux qui ne remontent aucune donnée de caisse.

Acheter depuis l'étranger : ce que ça change

Un achat effectué hors de Corée peut compter ou non, selon le canal. S'il passe par un revendeur affilié qui remonte ses ventes, il est enregistré comme n'importe quel autre. S'il passe par une boutique locale, une place de marché généraliste ou un particulier, il ne l'est pas. Le pays de l'acheteur n'est pas le critère : le canal l'est.

Deuxième nuance : côté Circle, un album expédié vers un distributeur étranger est comptabilisé au moment de l'expédition, indépendamment de la date à laquelle un client le rachète. Un achat tardif, plusieurs mois après la sortie, ne fait donc pas remonter l'album dans le relevé du mois de sortie. Les règlements des deux classements évoluent : vérifiez à la source si le détail compte pour vous.

Pourquoi une sortie compte huit versions

Le comptage à l'unité vendue explique en grande partie la multiplication des versions. Quand chaque exemplaire ajoute une unité, une sortie déclinée en plusieurs versions, chacune avec ses propres photocards tirées au hasard, encourage l'achat multiple par une même personne. C'est une mécanique de marché, pas un défaut de fabrication.

Les POB fonctionnent dans le même sens : un cadeau différent chez chaque revendeur pousse à répartir ses achats. Comprendre ce mécanisme aide surtout à décider en connaissance de cause. Sur pocabase, la fiche d'un album montre le nombre de versions, les inclusions de chacune et le mode de tirage : c'est la donnée utile pour choisir une version plutôt que d'en accumuler.

  • Une unité vendue égale une unité comptée, quel que soit l'acheteur.
  • Plusieurs versions et des cartes aléatoires favorisent l'achat multiple.
  • Les POB varient selon le revendeur, ce qui disperse les achats.

Ce que pocabase enregistre, et ce qu'il ne dit pas

La base décrit les objets : le groupe, la sortie, son type et son ordinal, ses versions avec le format, l'EAN, les inclusions, le nombre de photocards et le poids, ainsi que les POB connus avec leur revendeur et leur date limite. Ce sont des faits vérifiables sur l'emballage ou sur la page d'un revendeur.

La base ne publie pas de chiffres de ventes et n'indique pas si une sortie est prise en compte par tel ou tel classement. Ces informations appartiennent aux organismes qui les produisent, elles changent, et les recopier reviendrait à afficher une donnée que nous ne pouvons pas vérifier. Pour un chiffre de ventes, allez à la source.

Questions fréquentes

Quelle différence entre Hanteo et Circle ?

Hanteo compte des ventes encaissées chez des revendeurs affiliés, presque en temps réel. Circle relève les volumes expédiés par les distributeurs vers les revendeurs, sur une période. L'un mesure ce qui est acheté dans un réseau, l'autre ce qui est mis sur le marché : deux chiffres différents pour un même album.

Mon achat depuis l'Europe compte-t-il ?

Cela dépend du canal, pas du pays. S'il passe par un revendeur affilié au réseau qui remonte ses ventes, il est compté comme les autres. Chez une boutique locale, une place de marché généraliste ou un particulier, il ne l'est pas, faute de canal de remontée.

Pourquoi les fandoms parlent-ils de « première semaine » ?

C'est le total des ventes enregistrées dans les premiers jours suivant la sortie, tel que le réseau de points de vente affiliés le remonte. Ce cumul sert de repère de comparaison entre sorties. Il ne mesure ni le chiffre d'affaires ni le nombre d'acheteurs distincts.

Acheter cinq exemplaires compte-t-il cinq fois ?

Oui, le comptage porte sur l'unité vendue, pas sur l'acheteur. C'est le point de mécanique qui explique les campagnes d'achat groupé au moment d'une sortie, ainsi que la multiplication des versions et des photocards tirées au hasard.

Pourquoi pocabase n'affiche-t-il pas de chiffres de ventes ?

Parce qu'ils appartiennent aux organismes qui les produisent et qu'ils évoluent. La base décrit ce qui est vérifiable sur l'objet : versions, format, EAN, inclusions, photocards, poids et POB. Pour un chiffre de ventes ou une position de classement, il faut aller à la source.

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