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Collection

Trier son binder de pocas : quelle logique choisir

Par l'équipe pocabase · · 4 min de lecture

iKON
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Une collection de pocas (photocards) se range facilement tant qu'elle tient dans une seule sleeve. Passé quelques dizaines de cartes, la question de l'ordre devient réelle : retrouver une carte précise, voir ce qui manque, préparer un échange. Le matériel compte, mais c'est la logique de classement qui décide si le binder (le classeur à pochettes) reste lisible dans un an. Il n'existe pas de bon système universel, seulement des systèmes adaptés à une façon de collectionner. Voici les principales logiques, ce qu'elles apportent, et comment passer de l'une à l'autre sans repartir de zéro.

La logique avant le matériel

Le réflexe habituel est d'acheter un classeur, puis de le remplir dans l'ordre où l'on pull les cartes. Ça fonctionne quelques semaines, puis une carte arrive qui devrait se glisser entre deux autres, et tout le reste doit bouger. Décider d'abord de la logique, même sommairement, évite ces déménagements à répétition.

La bonne question n'est pas « comment ranger », mais « comment je cherche ». Quelqu'un qui pense en membres ne retrouvera rien dans un classeur trié par date, et quelqu'un qui pense en ères aura du mal avec un tri par membre. Le classement doit suivre la façon dont vous parlez de votre collection quand on vous demande ce que vous avez.

Par groupe, puis par ère

C'est le classement le plus répandu, et pour une bonne raison : il suit la chronologie des comebacks, depuis le debut. Chaque era forme un bloc, de la title track au repackage, avec ses cartes d'album, ses POB et ses éditions spéciales. On voit d'un coup d'œil l'évolution des concepts, et l'arrivée d'un nouvel album se règle simplement en ajoutant un bloc à la fin.

Sa limite apparaît quand on cherche une personne précise : il faut feuilleter toutes les ères pour retrouver toutes les cartes d'un même membre. Pour une collection multi-groupes, il demande aussi de choisir l'ordre des groupes, ce qui paraît anodin jusqu'au jour où un nouveau groupe rejoint la collection et ne trouve sa place nulle part.

EXO — EXIST
  • EXO — EXIST — DIGIPACK
  • EXO — EXIST — PHOTOBOOK
  • EXO — EXIST — PHOTO BOOK
EXO — EXIST

Par membre

Le classement par membre convient naturellement à ceux qui suivent leur bias, et peut-être un bias wrecker, en priorité. Chaque membre a sa section, souvent rangée par ère à l'intérieur, et l'ensemble raconte un parcours individuel plutôt que celui du groupe. C'est aussi le plus pratique pour répondre à un post WTT (want to trade) : on sait immédiatement ce qu'on a de chacun.

L'inconvénient tient aux cartes OT (tout le groupe) ou de unit, qui n'appartiennent à aucune section en particulier. Il faut leur réserver un espace à part, sous peine de les voir s'éparpiller. Ce système demande aussi de prévoir de la marge dans chaque section, puisque les cartes d'une même sortie se répartissent entre plusieurs endroits du classeur.

Par album ou par type de carte

Certains collectionneurs préfèrent regrouper les cartes selon leur provenance plutôt que selon la personne ou la date. Cette logique est utile dès que la collection mélange beaucoup d'origines différentes, parce que la valeur et la rareté d'une carte dépendent souvent d'où elle vient.

À retenir

  • Cartes d'album : le cœur de la collection, faciles à identifier et à compléter version par version.
  • Cartes POB : rangées par revendeur et par sortie, elles gagnent à être séparées car elles se ressemblent souvent d'un revendeur à l'autre.
  • Lucky draw : tirées au sort chez un revendeur ou lors d'un événement, plus rares, elles méritent un emplacement à part et bien identifié.
  • Cartes de fansign, de pop-up, de season's greetings ou de MD (le merch officiel) : à regrouper dans une section « hors album » pour ne pas brouiller le reste.
i-dle — I SWAY — Beat Version
  • i-dle — I SWAY — Beat Version
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i-dle — I SWAY

Changer de système sans tout casser

Il arrive qu'une logique ne convienne plus : la collection a grandi, un nouveau groupe s'est ajouté, la façon de collectionner a changé. Vider tout le binder pour tout reclasser d'un coup est rarement une bonne idée. Le risque d'abîmer des cartes ou d'en égarer est réel, et l'opération s'arrête souvent au milieu, ce qui laisse deux systèmes mélangés.

Mieux vaut migrer par blocs : un groupe, une ère ou un membre à la fois, en terminant chaque bloc avant de passer au suivant. Les nouvelles cartes rejoignent directement le nouveau système. En quelques semaines, l'ancien classement se vide de lui-même, sans journée entière perdue et sans période où rien n'est retrouvable.

Tenir une liste à jour

Quel que soit le classement choisi, une liste écrite reste le meilleur complément. Elle permet de vérifier ce qu'on possède sans sortir le classeur, de répondre à un WTT depuis n'importe où, et de repérer les doublons avant un WTB (want to buy). Elle n'a pas besoin d'être sophistiquée : une ligne par carte, avec le groupe, l'ère, le membre et la provenance, suffit largement.

La règle qui fait tenir une liste dans la durée est simple : la mettre à jour au moment où la carte entre ou sort, jamais « plus tard ». Une liste en retard de trois arrivages n'inspire plus confiance, et une liste à laquelle on ne fait plus confiance cesse d'être consultée. Mieux vaut une liste courte et exacte qu'un inventaire détaillé mais faux.

CORTIS — COLOR OUTSIDE THE LINES
  • CORTIS — COLOR OUTSIDE THE LINES — Singing Bowl
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